Arte n’aime pas la culture Fillon

La lutte finale anti-Fillon sur le service public de l’audiovisuel et dans la presse subventionnée dite de gauche se poursuit en cette semaine cruciale d’avant le 1er tour.

Il ne serait pas un peu vieille France « moisie », le Fillon ?

La culture Fillon, « France », « chrétienne », « libérale » et « droite » ne plait pas aux médias libéraux libertaires. Il a un petit côté Sens Commun/ La Manif Pour Tous, Fillon. No Pasaran. Fillon ne manque évidemment pas de torts, sans quoi il ne serait pas un pilier de notre vie politique. L’acharnement des « affaires »a cependant pu confiner au ridicule. Pas un thème n’a été oublié. Arte ne s’est pas occupée des costumes du candidat mais de son projet pour la culture. Dans le cadre d’une semaine consacrée aux « programmes culturels » des candidats, 2 minutes dans chaque Journal, Arte s’est attaquée à la conception de la culture à la mode Fillon. Mercredi 18 avril 2017. La culture c’est la gauche. La droite c’est le « patrimoine ». Arte, 260 millions d’euros alloués par l’État pour 2 % d’audience. Pas à dire, la politique culturelle vue de gauche cela fonctionne ! Une chasse gardée.

Fillon, t’es pas dans le Kulturcamp du Bien !

D’abord, Fillon est comme Marine Le Pen, c’est dire : « François Fillon comme l’extrême droite de Marine Le Pen marque un véritable tropisme pour tout ce qui est patrimonial ». Le patrimoine pour Arte, c’est l’identité. Et ça, c’est mal. Voix off : « Fillon et la culture c’est la conservation avant la création. L’essentiel est porté sur le patrimoine ». Vouloir préserver le patrimoine français comme culture commune, c’est choisir le conservatisme contre la création. On ne lésine pas sur le binaire dans le Journal d’Arte. Ce n’est pourtant pas le plus dangereux. L’inquiétude vient surtout de la place réservée au mécénat privé. Là, à gauche, c’est la Grande Peur des Bien-Pensants. L’argent privé dans la culture, du moins plus d’argent privé, et c’est la fin de la liberté de création. La mort de la culture.

 Le privé et son argent, c’est le Mal.

Que l’argent public des contribuables finance l’idéologie de tous les Olivier Py de France ou un plug anal Place Vendôme et les vaches gauchistes seront bien gardées. Le Journal d’Arte défend plutôt ce genre de « patrimoine ». Surtout que depuis 2003, « le mécénat culturel privé s’est fortement développé jusqu’à représenter plus de 500 millions d’euros investis ». Dit sans mise en perspective… En réalité, c’est la portion congrue : le budget annuel du seul Opéra de Paris, c’est 200 millions d’euros. Autant dire que les 500 millions évoqués…

Fillon, danger ! Au lieu de mettre la culture au service de tous (slogan mai 68), il voudrait « mettre le privé au service de la culture », sous-entendu privatiser la culture. Réduire l’assistanat qui voit des milliers de prétendus artistes vivre aux frais des contribuables ? Au fou ! Pense comme nous, camarade ! Et subventions tu auras en masse. Et tu passeras dans le Journal d’Arte ? Toujours financé en partie par tes impôts.